L’Agora : la parole à Raymond Woessner, Directeur de la filière TLTE de Paris-Sorbonne

Peux-tu nous en dire plus sur ton métier ?
C’est une triple fonction, il y a :

  • l’enseignement
  • la recherche scientifique
  • l’administration et le pilotage du master

    D’abord, il y a l’enseignement de la géographie du transport en master ainsi qu’en licence.
    La recherche scientifique est une production personnelle qui va aussi avec l’organisation d’évènements tels que des colloques (sur les transports en commun en site propre).
    Enfin, il y a l’administration et le pilotage du master, c’est-à-dire les stratégies à développer, le recrutement, le suivi des étudiants et des enseignants qu’ils soient de la Sorbonne ou des intervenants professionnels extérieurs et bien sûr les impondérables qui font partis du jeu.

Ca fait beaucoup de casquettes pour un poste « à la base » d’enseignant chercheur, comment est-ce que tu gères ces multiples rôles ?
Il faut être organisé, ne pas perdre son temps dans des détails, avoir une communication claire et directe. A partir de là, les choses évoluent avec un certain degré de satisfaction pour tout le monde.

Comment en es-tu arrivé là ?
Ce poste correspond à un statut de professeur, et ayant fait une habilitation à diriger des recherches (HDR), il y a eu une convergence entre les besoins de la Sorbonne et ma trajectoire professionnelle ; cela s’est passé très simplement.

L’HDR est une condition sine qua non ?
Pour être professeur oui. Il s’agit de faire un mémoire, un bilan de ses travaux antérieurs, de rédiger un mémoire qui est une présentation de ses travaux futurs en quelque sorte. On soutient ensuite ce mémoire devant un jury et on valide l’habilitation devant un conseil national universitaire. A partir de là, on peut candidater pour un poste de professeur.

Si tu devais identifier des axes d’amélioration de ta profession, quels seraient ceux que tu mettrais en avant ?
Je suis arrivé sur une formation qui était déjà d’aplomb et fonctionnait bien. L’idée est de continuer à la développer selon les besoins nouveaux, par exemple en matière de sûreté et de sécurité, sous différentes approches. Il y a aussi le désir de s’ouvrir de plus en plus à l’international : le master a proposé une sortie dans le détroit de Gibraltar entre Algerciras et le  Maroc, mon but est de poursuivre cette ouverture. L’un des enjeux est aussi de nouer des partenariats avec des entreprises. C’est d’ailleurs une actualité qui a été mise en évidence par Mme la Ministre Fioraso lors d’une interview (35’35’’) livrée à France Culture (à l’occasion des récentes assises de l’enseignement supérieur et de la recherche. NDLR)

Hormis ton activité professionnelle, as-tu une activité qui te passionne ou te ressource ?
Ce qui me fait le plus plaisir en dehors du travail finalement c’est de faire de la randonnée. Sur de petits ou grands cols, en France ou en Europe, ça me recharge les batteries pour un moment.

Que penses-tu du réseau TLTE ?
C’est une heureuse initiative qui nous vient d’anciens élèves. D’autant plus heureuse qu’il existait auparavant une association nommée Translog qui a périclité. Nous sommes encore dans une phase de construction mais de nombreuses actions prometteuses émergent et je soutiens totalement cette démarche.

Qu’aimerais-tu y voir qui n’y soit pas encore ?
A mon sens, c’est au réseau de se faire par lui-même et pour ma part, je ne suis là qu’en appui. Il serait intéressant d’organiser certains évènements faisant intervenir un spécialiste sur des questions ciblées lors de conférence, table ronde, déjeuner etc… (ça tombe bien! NDLR)

As-tu un message que tu souhaiterais transmettre aux lecteurs du Flash TLTE ?
Hé bien, de fréquenter assidûment le site du réseau car il s’y passe toujours quelque chose ! On y trouve des informations très précieuses (sourires).
Faisons en sorte que cela continue !

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